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Première année : Chapitre 4 : Cours Numéro 3 : Cosmologie antique Partie Final

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Première année : Chapitre 4 : Cours Numéro 3 : Cosmologie antique Partie Final

Message par Kendra Dumbledore le Sam 30 Sep - 19:11

Vers l’an 1500, la situation est la suivante :
la Terre est plate, située au centre du Monde ;
les planètes (du grec planeta = errant, ce sont le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne) tournent autour d’elle, ainsi
que les étoiles ;
le monde supralunaire est parfait ;
le cercle est la figure fermée parfaite, par conséquent les orbites des planètes (supralunaires) doivent être circulaires ;
le mouvement circulaire est forcément uniforme (à vitesse constante, c’est parfait) ;
ceci est en contradiction flagrante avec les observations ;
Ptolémée fait tourner les planètes sur de petits cercles, qui eux-mêmes tournent sur de grands cercles… Il arrive ainsi à reproduire assez
corectement les positions des planètes ;
son système n’explique absolument rien ;
les comètes ne sont pas des astres, mais des signes divins !
Le système craque…
1. En 1054, une supernova explose ; elle est observée par les chinois qui consignent par écrit ce qu’ils voient (étoile invitée). A l’heure
actuelle, il en reste le pulsar du Crabe, et une nébuleuse planétaire. Cette étoile apparaît aux observateurs comme une étoile nouvelle, une
nova (le terme supernova sera inventé plus tard). Or les étoiles ont été créées une fois pour toutes, et collées sur la sphère des fixes. Cette
apparition est donc une contradiction bien génante… Elle est semble-t-il passée inaperçue en Europe (non mentionnée dans les textes, qui
ont peut-être préféré l’ignorer…). Mais deux autres supernovæ, de Tycho et de Kepler, seront utilisées pour réfuter définitivement
l’ancien système du monde.
2. La surface du Soleil est à première vue immaculée ; or en 1610, lorsque Galilée tournera sa lunette vers le Soleil (ce que nous ne ferons
pas car c’est très dangereux ! ), il découvrira des taches à sa surface, rendant caduc le dogme du monde supralunaire parfait… Il a aussi
observé les montagnes et les cratères de la Lune, montrant que c’était un corps assez semblable à la Terre.

3. Galilée découvrira aussi les satellites de Jupiter, prouvant que la Terre n’est pas le centre de tout. A partir de là, tout deviendra possible en
matière d’idées. Cette libération intellectuelle va entraîner une floraison de théories et de progrès.
4. Un autre grave problème a surgi lorsqu’en mesurant la distance des comètes, on s’aperçut qu’elles recoupaient les orbites des planètes ! Le
cristal des sphères n’y aurait pas résisté.
Cette brève étude nous montre que l’Antiquité, ne disposant pas de moyens d’observation adaptés, a pris souvent une position philosophique
plutôt que scientifique pour la description de l’Univers. Le remplacement des dogmes par des faits déduits de l’observation a rencontré une
résistance très profonde, car les observations étaient bien sûr réservées à quelques privilégiés, heureux possesseurs des instruments nécessaires.
Le changement des idées s’est appuyé sur une confiance croissante dans les dires des savants, et décroissante dans les affirmations des Anciens.
Il faudra attendre Kepler pour découvrir que les orbites sont des ellipses et non des cercles, et qu’elles sont parcourues à vitesse variable et non
constante !
La cosmologie moderne s’appuie sur les observations les plus récentes, au jour le jour. Elle embrasse tout l’Univers observable. On pourrait dire
la même chose des cosmologies anciennes, mais il existe une différence fondamentale :
les cosmologies anciennes ne considéraient que la partie de l’Univers observable grâce à nos yeux. Ce sont les faiblesses de vision de
l’observateur qui définissaient la frontière entre ce qui était observable et ce qui ne l’était pas ;
la cosmologie moderne considère tout ce qui est observable à l’aide des rayonnements électromagnétiques : l’expansion de l’Univers, le
temps de propagation de la lumière, imposent leurs limites. Nos instruments pourraient voir plus loin, s’il y avait de la lumière à voir…

Cordialement Professeur Kendra Dumbledore
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Kendra Dumbledore

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