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Cours 17 : Malus domestica

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Cours 17 : Malus domestica

Message par William-Murdoch le Sam 30 Sep - 0:19

Cours 17 : Malus domestica

Le pommier domestique ou pommier commun (Malus domestica), est une espèce d'arbres fruitiers appartenant à la famille des Rosaceae, largement cultivé pour ses fruits, les pommes. Il en existe environ 20 000 variétés (sous-espèces et cultivars) dont la moitié d'origine américaine, environ 2 000 anglaises et 2 000 chinoises. Les pommiers sont le plus souvent cultivés dans des vergers.

Origine

Nikolai Vavilov l'avait supputé dès les années 1930 mais l'origine du pommier domestique (Malus domestica) n'a été confirmée qu'en 2001. Après analyse de l'ADN, on sait aujourd'hui que son ancêtre principal est une espèce asiatique, Malus sieversii espèce endémique de la zone allant des Balkans au nord des montagnes de l'Altaï. On sait également que cette espèce est un proche parent de deux autres espèces de la région : Malus baccata et Malus kirghizorum. Cette origine n'exclut pas des hybridations avec le M. sylvestris d'origine européenne pour certaines variétés comme Granny smith supposé provenir d'une telle hybridation. D'autres espèces interviennent également comme M. floribunda chez 'Ariane'. D'autre part, M. orientalis se retrouve chez certaines variétés du Caucase et d'Italie et Malus prunifolia donne également naissance à quelques variétés cultivées.

D'un point de vue génétique, le génome du pommier domestique a été intégralement séquencé par une équipe italienne en août 2010 : les chercheurs montrent l'existence de 992 gènes de résistance aux maladies et une « duplication complète du génome relativement récente qui a provoqué la transition de 9 chromosomes ancestraux à 17 chromosomes du Pyreae », ancêtre de la pomme. Ce phénomène de polyploïdie (qui s'est également passé chez le poirier et le peuplier) a eu lieu il y a 50 à 65 millions d'années et pourrait provenir d'une réaction de survie (« effet de vigueur ») face à une catastrophe ayant entraîné une destruction massive d'espèces, notamment des dinosaures.

Histoire

Le pommier est un arbre autochtone en Europe et particulièrement en France où son existence est attestée depuis la plus haute antiquité.

Jadis, dans certaines cultures, le Malus domestica Borkh, était considérée comme une plante magique. Tantôt inquiétant, à cause de la pomme du Paradis provoquant la Chute de l'homme, tantôt expression de la sagesse, à cause de Salomon (25:11) qui écrit « comme des pommes d'or dans des ouvrages en argent ciselé » ou encore Pomme de discorde chez les anciens Grecs, le pommier semble doué de vertus surnaturelles.

Pommier paradis et doucin

Deux variétés de pommier sont très répandues depuis le XVIe siècle, le pommier Paradis et le pommier Doucin (ou douçain). Ces noms vernaculaires furent longtemps utilisés. On pensait à l'origine qu'il s'agissait d'espèces à part entière de pommier mais il s'agit en fait de variétés de Malus pumila « standard » mais disposant de caractéristiques spécifiques qui les rendent particulièrement adaptés à l'usage en porte-greffe.

Si le Doucin peut être de différentes tailles, le pommier Paradis est toujours un arbre de petite taille (Le qualificatif spécifique latin, pumilus (nain), prend ici son sens) dont la racine casse comme du verre. Il donne une pomme très médiocre en grosseur et en qualité, mais qui mûrit de très bonne heure, c’est-à-dire à la fin de juillet ; elle est jaunâtre, ponctuée de brun et rayée de rouge du côté du soleil.

« Les poètes latins nous apprennent que la pomme dans laquelle Ève et Adam mordirent avec tant de convoitise, appartenait précisément à cette variété, d'où vient qu'ensuite on lui donna le nom du lieu alors habité par eux, le Paradis terrestre. »

Utilisation

Le pommier Paradis est souvent utilisé en porte-greffe car il a l'avantage de « mettre à fruit » très rapidement. Ainsi, dans de bonnes conditions, un semis de pommier paradis produit généralement ses premiers fruits vers trois ou quatre ans. Un greffon posé sur un porte-greffe Paradis mettra à fruit selon la variété soit la seconde année de la greffe, soit au plus tard la troisième ou quatrième année.

L'observation prouve, de plus, que les variétés greffées sur paradis donnent des fruits beaucoup plus gros et meilleurs. Il semble donc qu'il est de l'intérêt des cultivateurs de ne plus greffer que sur cette variété même si les arbres qui en résultent vivent peu de temps et produisent chaque année beaucoup moins de fruits que ceux qui sont greffés sur franc ou que les pleins-vents.
Sa taille naine en fait également une espèce adaptée pour la formation en bonsaï.

Composition végétale

Le pommier domestique est un arbre hermaphrodite à feuilles caduques. Selon les variétés, il mesure de 2 à 15 mètres et peut être soumis à la taille ou élevé en plein-vent. Il fleurit en mai (fleurs roses) et donne des fruits acides (pommes à cidre) ou sucrés (pommes à couteau ou de table).

Il peut vivre plus de 100 ans mais les arbres cultivés en verger sur des porte-greffes nains (type M9) sont généralement remplacés tous les 15 ans car leur fécondité commence à baisser. Les arbres de haute tige peuvent, eux, bien produire jusqu'à l'âge de 30 ans.

La pomme est en partie vrai-fruit pour le trognon comprenant les pépins, organes de reproduction, et faux-fruit pour la chair qui dérive du réceptacle floral.

Les feuilles du pommier sont simples, à limbe denté et à disposition alterne.

Chaque bouton à fleurs donne une inflorescence de cinq fleurs hermaphrodites à symétrie radiaire disposant chacune de cinq pétales blancs, un calice composé de cinq sépales, environ 20 étamines et un pistil se divisant en cinq styles. L'ovaire a quatre carpelles contenant deux ovules, ce qui donne généralement 10 pépins mais certains cultivars en ont davantage. Liberty et Northern Spy, par exemple, produisent entre 12 et 18 pépins et le porte-greffe Ottawa 3 donne souvent entre 20 et 30 pépins.

L'écorce du pommier et les pépins de pommes renferment un hétéroside, le cyanure, qui est toxique à haute dose mais totalement inoffensif pour l'homme en cas d'ingestion de quelques pépins.

Pollinisation étrange

Le pommier est rarement autofertile. Il produira donc très peu de fruits s'il n'est pas cultivé en association avec une autre variété de pommier en mesure de féconder ses fleurs, c'est ce que l'on nomme la pollinisation croisée. Certains pommiers comme les triploïdes (exemple : la Belle de Boskoop) sont autostériles et ne peuvent donc participer à une pollinisation croisée : ils ont besoin du pollen d'un autre mais ne savent en fournir valablement.

Maladies du pommier

Les maladies les plus répandues chez les pommiers sont :

-   la tavelure (Venturia inaequalis) ; se maîtrise avec des fongicides du mois de mars au mois de juin ou le choix de variétés nouvelles génétiquement résistantes aux races communes de tavelure;
-   l'oïdium ou blanc (Podosphaera leucotricha) ; se maîtrise avec du soufre (mouillable ou fleur) ;
-   le chancre du collet (Phytophtora cactorum):
       Il peut être évité en utilisant les porte-greffes Geneva résistants développés par l'université de Cornell, le G.41 remplace par exemple le M9.
       Il se traite grâce à la « bouillie bordelaise » appliquée à la fin de l'automne (chute des feuilles) et à la fin de l'hiver ;
-   le feu bactérien, dû à Erwinia amylovora, heureusement rare ; cette maladie est incurable et nécessite souvent la brûlure complète des arbres atteints ;
-   la maladie des taches liégeuses ;
-   la maladie des taches de suie ;
-   la mosaïque du pommier ;
-   le monilia -ou moniliose- (monilia fructigena) ;
-   la prolifération du pommier ou phytoplasme du pommier.

Ennemis du pommier

Certains insectes sont des ennemis du pommier, il y a certaines espèces de pucerons, des carpocapses, certaines espèces de chenilles.
Nous pouvons combattre les pucerons par des larves de coccinelles et combattre les carpocapses à l'aide de "pièges à phéromones".

Carences

Elles apparaissent surtout en sols calcaires. Les pommiers sont, selon leurs porte-greffes, sensibles au manque de : zinc, magnésium, manganèse, bore, fer. Les éléments principaux (azote, phosphore, potassium) sont quelquefois aussi la cause de symptômes de carences – en général, décoloration assez caractéristique d'une zone de la feuille.

Classification

Règne : Plantes
Sous-règne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Sous-classe : Rosidae
Ordres : Rosales
Famille : Rosaceae
Sous-Famille : Maloideae
Genre : Malus
Espèce : domestica

Clade : angiospermes, dicotylédones vraies
Type biologique : Mésophanérophyte
Formation végétale : magnophanérophytaie
Chorologie : européen oriental
Inflorescence : corymbe
Fruit : drupe (pomme)
Couleur de la fleur : blanc
Floraison : Mai-Juin
Sexualité : hermaphrodite
Pollinisation : Entomogame
Dissémination : Endozoochore
Pourcentage de luminosité nécessaire à la bonne croissance : 50%






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